
MUTUAL SERIES
Actions européennes : Trouver un potentiel haussier au cœur de la crise de la dette européenne
Par Philippe Brugère-Trélat, Vice-président exécutif et gérant de portefeuille,
Franklin Mutual Advisers, LLC.
Le moindre commentaire sur la crise de la dette souveraine européenne prend un caractère éphémère,
car les observateurs sont sans cesse dans l’attente d’un nouveau sommet ou d’un développement important.
Malheureusement, la perception de l’urgence chez les responsables politiques européens ne correspond pas à
l’horizon de très court terme des marchés financiers. Par conséquent, les investisseurs font pression
sur les responsables pour qu’ils trouvent une solution viable et empêchent une catastrophe majeure. Selon nous, les
marchés actions européens ne se redresseront pas en l’absence d’une résolution détaillée
de la crise, alors que pour l’instant, les politiques ne passent que d'un sommet à l’autre.
Les derniers chocs ont essentiellement pénalisé les titres des grandes banques européennes, qui, étant
les plus exposées à la dette souveraine, constituent le principal canal de propagation de la crise. Les banques sont
face à un double défi : elles doivent déprécier leur exposition à la dette souveraine d’Europe
méridionale tout en relevant leurs ratios de fonds propres. Compte tenu de ces pressions, notamment du risque de dilution
importante des fonds propres, l’équipe Mutual Series se montre très prudente vis-à-vis du secteur
bancaire européen.
De plus, même si les actions bancaires ont été les plus touchées par les mouvements baissiers, les
investisseurs n’ont pas fait preuve de discernement et ont massivement vendu les entreprises européennes, quel que
soit leur secteur d’activité.
Nous identifions un potentiel haussier dans des sociétés basées et cotées en Europe, mais dont la
présence n’est pas spécifiquement régionale : par exemple, de grandes multinationales qui réalisent
une part importante de leurs bénéfices sur des marchés dont la croissance du PIB devrait être relativement
plus forte en 2012. De plus, ces exportateurs tirent un avantage concurrentiel de la baisse de l’euro contre les autres devises.
Plus que jamais, nous continuons à privilégier les grandes sociétés dotées de bilans solides et
qui ne dépendent pas uniquement des banques pour le financement de leurs opérations.
Actuellement, nous décelons des opportunités dans les biens de consommation de première nécessité
(secteurs du tabac, de l’alimentation et des boissons), avec des entreprises versant des dividendes intéressants qui
traduisent la bonne santé de leur activité dans l’environnement présent.
Globalement, nous cherchons toujours à construire des portefeuilles bien diversifiés, dont le risque est
réparti sur un grand nombre d’investissements, et à détenir des liquidités qui peuvent
être utiles pour gérer le risque en cas de dégradation des conditions de marché.
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